La valeur partenariale, ou "partagée" (shared value), représente la valeur créée par une organisation en association directe ou indirecte avec la société civile. Cette valeur n'est donc pas seulement indexée sur la valeur ajoutée du travail fourni par l'organisation (entreprise, association...), mais également sur les bénéfices reçus de la société en matière d'éducation par exemple, ou de multiples attentes sociales. Cette notion tend à remplacer la "valeur pour l'actionnaire" qui pousse les entreprises sur une courbe de profits avec un taux de croissance déraisonnable sur le long terme. Les attentes des actionnaires financiers sur un marché global promettant des taux de rentabilité à deux chiffres ont conduit les dirigeants des entreprises à considérer uniquement la valeur créée pour l'actionnaire, oubliant l'ensemble des parties prenantes dont dépend l'entreprise et ses résultats : les employés, la chaîne d'approvisionnement, et la société et ses consommateurs finaux. La valeur […]
Le terme d'anthropocène est proposé par certains géologues pour désigner l'ère durant laquelle l'homme a significativement transformé son environnement, au point d'avoir bouleversé l'équilibre des écosystèmes voire conduit à l'exctinction d'espèces. Le débat scientifique actuel porte plus sur la date conventionnelle du début de cette ère, que sur le principe même d'un impact de l'activité humaine sur l'environnement à une échelle géologique. Comme la tectonique des plaques qui transforme la croûte terrestre, l'homme qui urbanise son milieu natruel est devenu un agent géologique capable de modifier la composition de l'atmosphère, avec les conséquences sur le changement climatique bien connues. La question d'une ère nouvelle suppose donc la fin de l'ère précédente, l'holocène, caractérisée par une extinction massive d'espèce pendant l'époque moderne. La dégradation rapide de la biodiversité que connaît actuellement la planète est comparable par sa rapidité aux cinq grandes […]
De peur d'être associés à un militantisme écologiste, les promoteurs d'un développement durable se défendent bien de soutenir toute idéologie. Le développement durable ne serait lié à aucune idéologie mais à une application poussée du bon sens aux problématiques complexes qui mèlent croissance démographique et développement humain. Qu'est-ce qu'une idéologie ? Le sens de ce mot a pris une connotation péjorative depuis que Marx et Engels l'ont utilisé pour désigner le système de valeurs et de représentation qui transforme la réalité des rapports de production économique et de production. Selon eux, ce sont les sytèmes philosophiques et religieux idéalistes, sleon lesquels les lidées mènent le monde, qui entretiennent cette illusion (Encyclopédie de la philosophie, Le livre de Poche). En ce sens, l'idée du développement durable n'existe pas a priori. Le développement durable est mouvement. Il se traduit en actions et en tentatives de réponses à des problèmes complexes pour lesquels […]
Galen Rowell, photographe américain, affirma de ce cliché intitulé Lever de Terre, qu’il était « la photographie environnementale la plus influente jamais prise ». Imaginons l’effet d’une telle prise de vue sur les consciences des années 60. Pour la première fois on voyait la Terre, notre maison, comme un corps céleste lointain. La perspective en est troublante, même pour l’homme contemporain. La Terre, apparaissant si petite dans l’horizon lunaire, dévoile ses limites spatiales et sa couleur. On prend conscience que les continents, terrain de jeu privilégié des hommes, sont en réalité d’étendue restreinte par rapport à l’immensité des océans. La Terre a désormais un visage, ce sera la planète bleue. Ce cliché ferait donc partie des éléments marquant le début d’une prise de conscience écologique. Les conquérants occidentaux, dans un contexte de guerre froide intensifiant les efforts de développement technologique, ont exploré les limites de l’infiniment grand, qui renvoie une […]
Portés par quelques figures médiatiques à étiquette scientifique, des arguments ressurgissent pour mettre en doute le réchauffement climatique et apaiser nos consciences. Ces arguments alimentent principalement un contre-courant à ce qu’ils dénoncent : le dogme de la pensée unique écologiste. Claude Allègre, pour ne pas le citer, remet en cause les conclusions du GIEC, critiquant son fonctionnement et dénonçant son illégitimité. A grand renforts d’arguments plus ou moins scientifiques, l’ancien ministre sème la confusion dans les esprits pour crier à l’escroquerie scientifique. Sans faire de procès d’intention, nous devons reconnaître que son discours reflète un aspect important de notre société : on ne peut pas imposer des idées sans les faire passer par un processus démocratique d’acceptation. Ce discours, qui bénéficie d’un écho dans la population, représente bel et bien le retour de bâton conséquent d’un manque de communication approfondie. On pourrait blâmer les médias […]